Miroirs et fenêtre : un manuel de communication interculturelle octobre 8th, 2012

Le Centre européen des langues vivantes a réalisé un manuel de communication interculturelle à destination des formateurs et des enseignants (et de leurs formateurs).  Miroirs et fenêtres propose de regarder sa propre culture dans un miroir avant d’observer les autres cultures par leur fenêtre.

Sont successivement abordés les principaux marqueurs d’une culture : le temps, l’alimentation, la conversation, les relations entre les hommes et les femmes, l’amour, la place des enfants de 3 à 10 ans, l’école.

Pour chaque thème, de nombreux exemples sont donnés.  Des propositions de scénarios et des jeux de rôle permettent de les aborder avec différents publics.

Miroir et fenêtres est édité par le Conseil de l’Europe et disponible en téléchargement sur le site du CELV.

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CA-ME à Oslo septembre 17th, 2012

En juin 2012 à Oslo, l’ensemble des partenaires a dressé le bilan des actions CA-ME sur les derniers mois, sur les partenariats en cours et sur les engagements pour l’avenir.

Nous avons échangé sur nos pratiques et présenté des cas concrets en situation de formation. Chacun d’entre nous a choisi de parler d’une difficulté, ou au contraire d’une réussite, et surtout des adaptations nécessaires en fonction du public.

Il est évident à ce jour que nous avons réussi le pari d’avoir un socle commun, une base de travail qui nous permet d’accompagner les professionnels du secteur sanitaire et social dans de bonnes conditions afin d’améliorer la qualité de prise en charge des personnes issues de minorités ethniques.

Tous les partenaires de ce groupe de travail ont l’ambition d’être présents auprès des institutions de leurs pays respectifs afin que la question de la prise en charge des personnes issues de minorités ethniques trouve échos avec des outils de formation adaptés pour y répondre.

Sophie

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CA-ME au Greta et chez ses partenaires (2011-2012) avril 17th, 2012

En 2011-2012, au delà du Greta du Velay, les modules CA-ME sont proposés à différentes institutions actives dans le secteur sanitaire et social, l’ADMR, Sofoe santé social ainsi qu’au lycée Albert Camus dans ses filières « sciences et technologies de la santé et du social ». Des contacts sont également pris avec les CHU du Puy, de Saint-Etienne, de Lyon et les services d’aide à domicile en Auvergne et en Rhône-Alpes.

La carte ci-dessous récapitule la diffusion en cours.

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CA-ME au Greta du Velay en 2011-2012 avril 2nd, 2012

Sous la houlette de Sophie Thierry, les formateurs du Greta du Velay intervenant dans le secteur sanitaire et social ont réalisé un remue-méninges sur l’appropriation et la mise en oeuvre des modules de sensibilisation à la prise en compte de personnes de différentes cultures. Que recouvrent ces modules et quelles sont les possibilités de diffusion et d’application dans les différents dispositifs de formation : ateliers sanitaire et social, préparation aux concours d’infirmier, d’aide-soignante, d’auxiliaire de puéricultrice.

Sophie vous propose une carte heuristique pour visualiser le travail réalisé.

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Pratiques interculturelles en milieu hospitalier (par Benjamin Pelletier) février 11th, 2012

(Cet article a été publié le 16 avril 2011 dans sa version intégrale originale sur le site « Gestion des risques interculturels« )

Déshumanisation et déculturation en milieu hospitalier

L’hôpital occupe une place à part dans nos existences. La plupart d’entre nous, nous y sommes nés et nous y mourrons. Entre ces deux termes, nous sommes amenés à le fréquenter régulièrement au cours de notre vie. C’est un lieu névralgique où se concentrent les extrêmes en termes d’affects : souffrance et guérison, espoir et crainte, abattement et sursaut vital, réduction du corps à l’organique, soumission aux machines, affolement de l’imagination, gratitude envers le personnel ou révolte contre l’institution, se succèdent avec un tempo et une intensité difficilement supportables.

Le paradoxe tient au fait qu’à l’hôpital le facteur humain y est central pour les patients mais reste trop souvent marginal pour les médecins. L’exercice du pouvoir dans une structure à forte distance hiérarchique,  l’omniprésence de la technologie et de la chimie et la banalisation de l’acte médical ajoutent pour le patient à l’épreuve de sa maladie l’épreuve de son passage à l’hôpital. Dans un entretien à l’occasion de la sortie de son livre « Cancer : le malade est une personne », Antoine Spire, ancien directeur du département « recherche en sciences humaines » de l’Institut National du Cancer, affirme ainsi :

« Plus les progrès avancent, plus on traite les patients en oubliant que le soin est une alliance de ces techniques et d’une réelle prise en compte de l’être dans sa singularité. Nous ne souffrons pas tous de la même manière car notre histoire et notre vécu sont aussi déterminants. »

S’il y a des déficiences dans la prise en compte du facteur humain, il en va très logiquement de même dans la prise en compte du facteur culturel. Quand Antoine Spire plaide pour l’intégration des sciences humaines dans la formation des médecins, il mentionne l’ethnologie parmi celles-ci : « Je pense qu’une formation en psychologie, ou ethnologie, voire même à la philosophie est essentielle, car se confronter à la souffrance et à la douleur de l’autre est difficile. »

Dans sa réponse aux critiques d’Antoine Spire, le Dr Frédérique Maindrault-Goebel, oncologue à l’hôpital Saint-Antoine, rejette précisément cette discipline sans expliquer pourquoi : « La philosophie pourrait sûrement apporter quelque chose, l’ethnologie moins. » Mais, elle ajoute cependant : « De fait, les études de médecine devraient comporter plus de réflexion sur la dimension relationnelle. » Or, qu’en est-il de cette dimension relationnelle lorsqu’elle met en scène des acteurs de cultures différentes ?

En lisant cet échange de points de vue qui date de décembre 2010, on mesure combien cette dernière question demeure un impensé dans le milieu hospitalier français. D’autres pays n’ont pas cette pudeur, ils ont pris une grande avance sur la France au sujet des enjeux interculturels à l’hôpital. Je prendrai deux exemples proches de la France : la Belgique et la Suisse.

[Ces deux exemples sont développés sur le site « Gestion des risques interculturels« ]

Retour en France : l’illusion aculturelle

Je reprends ici le titre d’un article récemment publié sur le blog « Gestion des risques interculturels » (L’illusion aculturelle) pour signifier combien certains secteurs d’activité sont réticents à prendre en compte les facteurs culturels parce que la culture de leur métier et la technicité de leur activité ont justement effacé ces facteurs jusqu’à créer l’illusion de leur disparition. Par contraste avec la sensibilisation très grande des Belges et des Suisses aux problématiques interculturelles en milieu hospitalier, la remarque du Dr Frédérique Maindrault-Goebel, trouve maintenant un relief particulier : « La philosophie pourrait sûrement apporter quelque chose, l’ethnologie moins. »

Il est éminemment paradoxal de constater combien ceux qui ont en charge l’humain en détresse sont indifférents au facteur humain, et encore plus au facteur culturel. Antoine Spire confirme le diagnostic établi ici :

« La France est très en retard par rapport à des pays comme la Suisse, la Belgique, les Etats-Unis. En Suisse par exemple, les étudiants ont trois heures par semaine de formation en sciences humaines sur leurs sept années d’études. En France, on justifie ce retard en expliquant qu’il manque des études statistiques sur le vécu psychologique des malades. Or comprendre l’humain ne s’appréhende pas à travers des études statistiques ! »

Après une exploration des sites internet (indigents) des principaux hôpitaux français, je ne suis pas parvenu à débusquer un service interculturel autre que l’interprétariat, ni un cours en école de médecine qui aborderait ces questions. En revanche, j’ai pris connaissance d’une initiative intéressante de la faculté de médecine Paris Descartes qui vient de mettre en place cette année, en partenariat avec l’université Sorbonne Nouvelle – Paris III, le cursus Médecine – Humanités. Il s’agit d’initier les étudiants « aux sciences humaines et sociales, notamment à la sociologie, la philosophie, la psychologie, l’histoire et la littérature ».

Si cette initiative de créer des passerelles entre médecine et sciences humaines est louable, les premières conférences de mai et juin prochain (ici, en pdf) restent beaucoup trop académiques pour avoir une application pratique dans l’exercice de la médecine. Certes, elles ouvrent des horizons aux étudiants sur l’histoire de la médecine et de la maladie et sur des problèmes épistémologiques et philosophiques mais elles n’apportent rien pour développer le relationnel avec le patient.

Enfin, il faut préciser qu’il s’agit là d’un cursus à part entière, et non d’un enseignement obligatoire et généralisé. Les candidats à ce cursus seront sélectionnés sur lettre de motivation et parcours universitaire. Nous avons typiquement affaire à une démarche élitiste et sélective alors qu’il faudrait bien au contraire proposer ces passerelles médecine-humanités à l’ensemble des étudiants. Voilà qui supposerait de renoncer à de prestigieuses conférences et de mettre en place des ateliers pratiques et des exercices de groupe pour entrer concrètement dans le fonctionnement et les ressorts des facteurs humains et culturels. Bref, de cesser de considérer le patient comme un corps sans âme ni racines…

Benjamin PELLETIER

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Spectacle africain au foyer « Les Roches » décembre 20th, 2011

Dans le cadre de leur formation pour se préparer aux concours médico-sociaux, à Yssingeaux, les stagiaires du Greta du Velay ont  préparé avec et pour les résidents du foyer « Les Roches » un spectacle et un goûter africain.

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Maison de retraite la « Villa Mercede Serrara-Fontana » octobre 6th, 2011

Les partenaires du projet CA-ME ont visité une maison de retraite ouverte en 2005 qui accueille 29 personnes pour une capacité de 30 lits. La maison est chaleureuse et très claire avec des balcons à toutes les chambres. Elle répond aux dernières normes de sécurité et d’hygiène, comparables aux françaises.

Toutes les chambres accueillent deux résidents et possèdent une salle de bain privative. Le médecin gériatre, le directeur et le responsable administratif ont organisé une visite complète.

Une animatrice diplômée est présente tous les jours. Elle accompagne en moyenne quinze personnes à chaque fois, pour différentes activités. Une salle d’ergonomie permet de proposer des activités de réadaptation fonctionnelle.

La religion fait partie intégrante de la vie de la maison et un prêtre vient célébrer la messe toutes les semaines.

A Ischia, il n’y a que deux maisons de retraite, une privée, et celle-ci, publique, dont la construction ne s’est concrétisée que récemment suite à une forte demande et à l’arrivée de retraités de différentes régions d’Italie, mais aussi d’Allemagne.

 

 

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Une campagne de sensibilisation à la prise en compte des différentes cultures octobre 3rd, 2011

Une campagne de sensibilisation est lancée en France auprès des hôpitaux et des maisons de retraite sous la forme de cartes postales. L’objectif est rendre conscient les personnels de la nécessité de connaître les différentes cultures et de les prendre en compte pour améliorer le bien-être des personnes âgées.

RECTO

 

VERSO

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Bien-être, santé et soins aux personnes âgées dans des contextes interculturels septembre 25th, 2011

Nos partenaires italiens organisent le 6 octobre à Ischia une rencontre sur le thème « Bien-être, santé et soins aux personnes âgées dans des contextes interculturels. » Au programme la présentation des productions réalisées dans CA-ME mais aussi de nombreux témoignages sur la situation en Italie et à Ischia en particulier.

 

Les inscriptions sont possibles par mail à

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Une maison de retraite à Lodz avril 27th, 2011

Une rencontre à Lodz en Pologne du 22 au 25 mars dernier (7 pays, 22 participants d’Allemagne, Pologne, Roumanie, Norvège, Italie, Royaume Unis et France) nous a permis de faire le point sur les livrets de formation réalisé lors de la première phase en 2009, de les faire valider auprès des nouveaux partenaires et de les adapter aux particularités de chaque pays.

Lors de cet échange, nos hôtes nous ont invité à visiter une maison de retraite. C’est une visite émotionnellement forte au cours de laquelle nous avons rencontré des personnes âgées, relativement autonomes, qui étaient très heureuses de nous faire visiter leurs chambres. Même si la communication est difficile compte tenu de la barrière de la langue, une communication faite de gestes et de regards s’est vite imposée avec les résidents.

Les chambres sont petites, ne disposent pas d’équipement sanitaire individuel mais sont lumineuses avec un balcon privatif.

Toutes les personnes semblent heureuses de leur condition de vie et le personnel disponible.

L’aménagement de la résidence est chaleureux.

Des animations sont proposées quotidiennement par une jeune femme diplômée, le diplôme d’animatrice se prépare à l’université alors qu’en France un simple BAFA suffit.

Une ergothérapeute dispose d’une salle équipée, cette fonction paraît importante puisque qu’elle peut seule sans prescription médicale, évaluer les soins à apporter à un résident.

une psychologue est présente et a également un rôle important. Totalement bilingue Anglais, elle assure la visite et répond à nos questions.

La maison dispose d’un solarium à côté de la salle de kinésithérapie et nous supposons que la maison de retraite pratique la luminothérapie en soins de confort.

Notre visite s’achève aux environs de 16 heures 15 et constatons un point faible : le repas du soir commence à être servi. Cela nous interpelle d’autant plus que nous luttons en France pour faire diminuer le jeûne nocturne depuis des années.

Sophie Thierry

 

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